A Bruxelles, les écoles privées ont le vent en poupe

Dernière mise à jour il y a 4 jours, le 14/02/2020

Genre de texte Journalistique (article de presse, reportage,...)

Date de publication 11/02/2020

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Origine Internet / web

langue français

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A Bruxelles, les écoles privées ont le vent en poupe. En 10 ans, le nombre d'élèves a quasiment triplé, selon les chiffres de l'Institut bruxellois de statistiques. Ces écoles attirent des enfants d'expatriés, mais pas seulement.

Des écoles privées, différentes réalités Derrière cette case de l'IBSA, l'institut bruxellois des statistiques, il y a des réalités assez différentes: des écoles liées voire financées par certains pays, comme l'école Jean Monnet, des écoles liées à la Grèce et même au Japon. Des écoles qui organisent le jury central. Mais aussi des écoles internationales qui préparent les tous petits à de grandes universités.

En tout, une vingtaine d'établissements scolaires à Bruxelles. Selon les chiffres de l'IBSA, le nombre d'élèves fréquentant ces écoles qui ne sont ni subsidiées par la Fédération Wallonie-Bruxelles ni par la communauté flamande est à la hausse. Jugez plutôt: 2390 élèves en 2007, 6858 en 2017.

Des chiffres que nuance cependant Bernard Delvaux, sociologue de l'éducation à l'UCL, "les écoles privées grignotent clairement 'des parts de marché' mais une partie de leur croissance est liée à la croissance démographique. Quand on regarde le pourcentage, les écoles privées sont passées de 1,1 à 2,5%. Une croissance importante, mais ça reste encore marginal".

A l'EIM, 5 nouvelles classes en septembre A l'Ecole Internationale Montgomery, la croissance est exponentielle selon le directeur David Gerone: "Pour septembre, on va créer 5 nouvelles classes ici tout près. Des classes qui vont accueillir 80 nouveaux élèves qui sont déjà inscrits. Chaque jour, on fait visiter l'école. Et ces inscriptions arrivent de plus en plus tôt".

Un minerval de 20. 000 euros par an Le minerval, à partir de 20.000 euros par an et par élève, ne semble pas être un frein. "Notre enseignement, c'est comme si vous mettiez votre enfant dans une académie de tennis", compare David Gérone. "Vous payez 20.000 euros l'année chez Justine Henin. Ici la même chose, vous payez 20. 000 euros et on essaie de faire de notre mieux pour offrir le meilleur enseignement, avec des professeurs qui viennent de l'étranger".

Des professeurs reconnus. Des cours dans les deux langues, français et anglais, des classes de petite taille, autour d'une quinzaine d'élèves. Bref, on vient chercher ici une certaine idée de l'excellence. Tibor, 13 ans, explique que "l'éducation dans son école n'était pas assez sérieuse". Et Laura, d'origine portugaise que son "ancienne école n'était pas assez performante". Ces élèves sont souvent des enfants d'hommes et femmes d'affaires venus d'Europe de l'Ouest en général, des institutions européennes ou de l'OTAN.

DES BRUXELLOIS AUSSI

Mais cette école ne séduit pas que des expatriés. De petits Bruxellois aussi. Cette mère bruxelloise nous explique que le programme de cette école est ambitieux, que son fils y apprend à beaucoup travailler. "En plus, il y a l'environnement international et surtout le bilinguisme", qui ne serait possible dans d'autres écoles publiques à Bruxelles.

Et c'est vrai qu'à Bruxelles, il y a une difficulté à développer des écoles de ce type-là, "étant donné les problématiques du partage entre communauté flamande et française à Bruxelles", souligne Bernard Delvaux. On se souvient de cet appel lancé conjointement par la VUB et l'ULB pour tenter de dépasser ces obstacles.

EN DEHORS DES FRONTIÈRES

L'essentiel de l'augmentation d'élèves dans ces écoles privées est liée, selon Bernard Delvaux "à l'augmentation d'un public qui cherche à travers ces écoles une carrière internationale pour leurs enfants soit parce qu'eux-mêmes sont mobiles et donc veulent continuer à scolariser leurs enfants dans des écoles qui pourront leur permettre de poursuivre leur scolarité ailleurs. Soit parce que ce sont des Belges qui visent pour leurs enfants une carrière internationale et qui visent les places les meilleures dans la compétition internationale". David Gerone ne dit pas autre chose: " les élèves ont envie de bouger, que ce soit à Paris, à Milan, à Bocconi ou à Maastricht ou en Angleterre ou aux Etats-Unis".

Et quand on lui demande si c'est l'élite de demain qui est formée en ses murs, il répond:" il y a 300 enfants qui s'entraînent chaque jour, ce ne seront pas forcément les leaders du tennis. Mais si on offre de bonnes bases et si on ouvre l'enfant vers le monde, ça peut l'aider".
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A Bruxelles, les écoles privées ont le vent en poupe. En 10 ans, le nombre d'élèves a quasiment triplé, selon les chiffres de l'Institut bruxellois de statistiques. Ces écoles attirent des enfants d'expatriés, mais pas seulement.

Des écoles privées, différentes réalités Derrière cette case de l'IBSA, l'institut bruxellois des statistiques, il y a des réalités assez différentes: des écoles liées voire financées par certains pays, comme l'école Jean Monnet, des écoles liées à la Grèce et même au Japon. Des écoles qui organisent le jury central. Mais aussi des écoles internationales qui préparent les tous petits à de grandes universités.

En tout, une vingtaine d'établissements scolaires à Bruxelles. Selon les chiffres de l'IBSA, le nombre d'élèves fréquentant ces écoles qui ne sont ni subsidiées par la Fédération Wallonie-Bruxelles ni par la communauté flamande est à la hausse. Jugez plutôt: 2390 élèves en 2007, 6858 en 2017.

Des chiffres que nuance cependant Bernard Delvaux, sociologue de l'éducation à l'UCL, "les écoles privées grignotent clairement 'des parts de marché' mais une partie de leur croissance est liée à la croissance démographique. Quand on regarde le pourcentage, les écoles privées sont passées de 1,1 à 2,5%. Une croissance importante, mais ça reste encore marginal".

A l'EIM, 5 nouvelles classes en septembre A l'Ecole Internationale Montgomery, la croissance est exponentielle selon le directeur David Gerone: "Pour septembre, on va créer 5 nouvelles classes ici tout près. Des classes qui vont accueillir 80 nouveaux élèves qui sont déjà inscrits. Chaque jour, on fait visiter l'école. Et ces inscriptions arrivent de plus en plus tôt".

Un minerval de 20. 000 euros par an Le minerval, à partir de 20.000 euros par an et par élève, ne semble pas être un frein. "Notre enseignement, c'est comme si vous mettiez votre enfant dans une académie de tennis", compare David Gérone. "Vous payez 20.000 euros l'année chez Justine Henin. Ici la même chose, vous payez 20. 000 euros et on essaie de faire de notre mieux pour offrir le meilleur enseignement, avec des professeurs qui viennent de l'étranger".

Des professeurs reconnus. Des cours dans les deux langues, français et anglais, des classes de petite taille, autour d'une quinzaine d'élèves. Bref, on vient chercher ici une certaine idée de l'excellence. Tibor, 13 ans, explique que "l'éducation dans son école n'était pas assez sérieuse". Et Laura, d'origine portugaise que son "ancienne école n'était pas assez performante". Ces élèves sont souvent des enfants d'hommes et femmes d'affaires venus d'Europe de l'Ouest en général, des institutions européennes ou de l'OTAN.

DES BRUXELLOIS AUSSI

Mais cette école ne séduit pas que des expatriés. De petits Bruxellois aussi. Cette mère bruxelloise nous explique que le programme de cette école est ambitieux, que son fils y apprend à beaucoup travailler. "En plus, il y a l'environnement international et surtout le bilinguisme", qui ne serait possible dans d'autres écoles publiques à Bruxelles.

Et c'est vrai qu'à Bruxelles, il y a une difficulté à développer des écoles de ce type-là, "étant donné les problématiques du partage entre communauté flamande et française à Bruxelles", souligne Bernard Delvaux. On se souvient de cet appel lancé conjointement par la VUB et l'ULB pour tenter de dépasser ces obstacles.

EN DEHORS DES FRONTIÈRES

L'essentiel de l'augmentation d'élèves dans ces écoles privées est liée, selon Bernard Delvaux "à l'augmentation d'un public qui cherche à travers ces écoles une carrière internationale pour leurs enfants soit parce qu'eux-mêmes sont mobiles et donc veulent continuer à scolariser leurs enfants dans des écoles qui pourront leur permettre de poursuivre leur scolarité ailleurs. Soit parce que ce sont des Belges qui visent pour leurs enfants une carrière internationale et qui visent les places les meilleures dans la compétition internationale". David Gerone ne dit pas autre chose: " les élèves ont envie de bouger, que ce soit à Paris, à Milan, à Bocconi ou à Maastricht ou en Angleterre ou aux Etats-Unis".

Et quand on lui demande si c'est l'élite de demain qui est formée en ses murs, il répond:" il y a 300 enfants qui s'entraînent chaque jour, ce ne seront pas forcément les leaders du tennis. Mais si on offre de bonnes bases et si on ouvre l'enfant vers le monde, ça peut l'aider".
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