Nous avons eu carte blanche

Dernière mise à jour il y a 2 jours, le 20/04/2020

Genre de texte Autre

Date de publication 18/04/2020

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Origine Internet / web

langue français

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Nous avons eu carte blanche. Et nous souhaitons jouer carte sur table.

On sait que le contexte actuel est particulièrement compliqué. Pour toutes et tous. Mais ce qu'il se passe dans notre milieu (celui du circuit court, de la petite paysannerie, de l'autonomie, de la fierté, de la défense des savoir-faire, de l'emploi, des paysages, ...) mérite que l’on se penche dessus trois minutes (cinq pour les plus lents).

Depuis maintenant 5 semaines, le Circuit Court Namurois, via la Coopérative Paysans-Artisans, explose. Pour nous (producteurs, coopérateurs, bénévoles, consommateurs et employés) qui nous battons depuis 6 ans pour faire bouger le modèle dominant de production, de commercialisation et de consommation, c’est un énorme électrochoc. Nous avons, en si peu de temps, atteint des objectifs que nous espérions dans nos rêves. Au mieux, on osait en parler entre collègues au détour de quelques bières spéciales de la région, en fin de semaine.

Mais voilà. Nous y sommes. Nous avons pris un tournant. À virage serré. Très serré. Ce qui se passe est incroyable. Fantastique. Formidable.

On vous explique.

La Coopérative Paysans-Artisans bosse en vrai direct de plus de 100 petits paysans et artisans. En 6 ans de travail, nous avons regroupé (toujours avec l’aval du Conseil d’Administration, composé de bénévoles-coopérateurs et de producteurs-coopérateurs => Paysans-Artisans, c’est un mouvement coopératif) un nombre croissant de producteurs. En 6 ans encore, nous avons créé plus de 30 emplois. Mobilisé plus de 500 bénévoles. Regroupé autour d’un projet de société plus de 800 coopérateurs-investisseurs. Et quelques 3500 consommateurs qui, en consommant via la Coopérative, rendent tout ceci possible.

C’est parce que pendant 6 ans, nous nous sommes entourés de ces mêmes personnes, que nous savons aujourd’hui tenir le choc. Car assumer 3 fois le volume habituel, c’est un réel défi. À la production, où producteurs ont dû retripler de travail. À la logistique, où nous avons repoussé les murs dans la bonne humeur. À la distribution où, dans nos magasins et nos Points de R’Aliment, nous avons dû nous réinventer.

Il faut s’en rendre compte.

Que ce qui se passe est salvateur pour tous les petits acteurs-producteurs de notre territoire. Qui ont toujours eu difficile à joindre les deux bouts. Mais qui sont restés debout. Tout ce temps. Par amour, par principe, par conviction. Parce qu’ils savaient que s’ils ne résistaient pas, plus rien n’aurait été « comme avant ».

Alors continuons.

Continuons sur cette lancée extraordinaire. Qui a bousculé les habitudes de consommation de nombreuses familles. Retenez que les petits paysans et artisans ne sont pas des sots. Que ceux qui restent sont simplement là. À côté de vous. Font tourner l’économie, à leur petite échelle. Alimentent nos familles. Subjuguent nos paysages. Maintiennent, réinventent et transmettent des savoir-faire en voie de disparition.

Continuez à nous fatiguer.

Nous nous adapterons. Promis, nous nous engageons à engager. Dans nos champs. Nos ateliers. Nos centres logistiques. Nos magasins. En faisant toujours vivre des projets qui font sens. Qui respectent.

Alors respect.

Depuis 5 semaines, nous avons eu carte blanche.
Et nous avons joué réglo. Zéro tricherie. Pas de blabla. Pas de grossiste. Uniquement des produits en direct de la ferme. Nous avons joué carte sur table.

Et vous nous avez suivi. Alors que vous n’étiez pas obligés. Vous n’êtes d’ailleurs pas obligés de continuer. Mais nous espérons que vous allez continuer, en consommant en vrai Circuit Court, à nous stimuler.

Si l’on devait rêver un vendredi, après quelques bières spéciales (chacun de son côté, en ces temps particuliers), nous rêverions comme ceci. La vue un peu trouble. Mais les idées bien claires : que le virage serré que nous avons pris serait définitif. Et qu’alors. Et qu’alors, nos paysages se verraient regagnés par des paysans et artisans. Qui, jusqu’alors, tombaient les uns après les autres. Nous rêverions aussi à l’émergence d’une multitude de commerces de proximité. Nous ouvririons des magasins de villages, comme il n’y en a (presque) plus. Les producteurs, eux, des magasins à la Ferme. Nous recréerions du lien, de la proximité, de l’intelligence collective. On reproduirait ici ce que l’on produit aujourd’hui là-bas (ou ici, mais sans respect de la terre et de l’humain). En fait, grâce à vous, on réinventerait une partie de la société (que l’on doit totalement repenser).

C’est un rêve fou. Mais on s’en fout. Parce que cela nous semble juste. Faut juste le faire. Et on a la Ferme intention d’y arriver.

Alors on y retourne. Et on y va à fond.

Et on vous souhaite de bien aller en ces circonstances particulièrement compliquées.
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Nous avons eu carte blanche. Et nous souhaitons jouer carte sur table.

On sait que le contexte actuel est particulièrement compliqué. Pour toutes et tous. Mais ce qu'il se passe dans notre milieu (celui du circuit court, de la petite paysannerie, de l'autonomie, de la fierté, de la défense des savoir-faire, de l'emploi, des paysages, ...) mérite que l’on se penche dessus trois minutes (cinq pour les plus lents).

Depuis maintenant 5 semaines, le Circuit Court Namurois, via la Coopérative Paysans-Artisans, explose. Pour nous (producteurs, coopérateurs, bénévoles, consommateurs et employés) qui nous battons depuis 6 ans pour faire bouger le modèle dominant de production, de commercialisation et de consommation, c’est un énorme électrochoc. Nous avons, en si peu de temps, atteint des objectifs que nous espérions dans nos rêves. Au mieux, on osait en parler entre collègues au détour de quelques bières spéciales de la région, en fin de semaine.

Mais voilà. Nous y sommes. Nous avons pris un tournant. À virage serré. Très serré. Ce qui se passe est incroyable. Fantastique. Formidable.

On vous explique.

La Coopérative Paysans-Artisans bosse en vrai direct de plus de 100 petits paysans et artisans. En 6 ans de travail, nous avons regroupé (toujours avec l’aval du Conseil d’Administration, composé de bénévoles-coopérateurs et de producteurs-coopérateurs => Paysans-Artisans, c’est un mouvement coopératif) un nombre croissant de producteurs. En 6 ans encore, nous avons créé plus de 30 emplois. Mobilisé plus de 500 bénévoles. Regroupé autour d’un projet de société plus de 800 coopérateurs-investisseurs. Et quelques 3500 consommateurs qui, en consommant via la Coopérative, rendent tout ceci possible.

C’est parce que pendant 6 ans, nous nous sommes entourés de ces mêmes personnes, que nous savons aujourd’hui tenir le choc. Car assumer 3 fois le volume habituel, c’est un réel défi. À la production, où producteurs ont dû retripler de travail. À la logistique, où nous avons repoussé les murs dans la bonne humeur. À la distribution où, dans nos magasins et nos Points de R’Aliment, nous avons dû nous réinventer.

Il faut s’en rendre compte.

Que ce qui se passe est salvateur pour tous les petits acteurs-producteurs de notre territoire. Qui ont toujours eu difficile à joindre les deux bouts. Mais qui sont restés debout. Tout ce temps. Par amour, par principe, par conviction. Parce qu’ils savaient que s’ils ne résistaient pas, plus rien n’aurait été « comme avant ».

Alors continuons.

Continuons sur cette lancée extraordinaire. Qui a bousculé les habitudes de consommation de nombreuses familles. Retenez que les petits paysans et artisans ne sont pas des sots. Que ceux qui restent sont simplement là. À côté de vous. Font tourner l’économie, à leur petite échelle. Alimentent nos familles. Subjuguent nos paysages. Maintiennent, réinventent et transmettent des savoir-faire en voie de disparition.

Continuez à nous fatiguer.

Nous nous adapterons. Promis, nous nous engageons à engager. Dans nos champs. Nos ateliers. Nos centres logistiques. Nos magasins. En faisant toujours vivre des projets qui font sens. Qui respectent.

Alors respect.

Depuis 5 semaines, nous avons eu carte blanche.
Et nous avons joué réglo. Zéro tricherie. Pas de blabla. Pas de grossiste. Uniquement des produits en direct de la ferme. Nous avons joué carte sur table.

Et vous nous avez suivi. Alors que vous n’étiez pas obligés. Vous n’êtes d’ailleurs pas obligés de continuer. Mais nous espérons que vous allez continuer, en consommant en vrai Circuit Court, à nous stimuler.

Si l’on devait rêver un vendredi, après quelques bières spéciales (chacun de son côté, en ces temps particuliers), nous rêverions comme ceci. La vue un peu trouble. Mais les idées bien claires : que le virage serré que nous avons pris serait définitif. Et qu’alors. Et qu’alors, nos paysages se verraient regagnés par des paysans et artisans. Qui, jusqu’alors, tombaient les uns après les autres. Nous rêverions aussi à l’émergence d’une multitude de commerces de proximité. Nous ouvririons des magasins de villages, comme il n’y en a (presque) plus. Les producteurs, eux, des magasins à la Ferme. Nous recréerions du lien, de la proximité, de l’intelligence collective. On reproduirait ici ce que l’on produit aujourd’hui là-bas (ou ici, mais sans respect de la terre et de l’humain). En fait, grâce à vous, on réinventerait une partie de la société (que l’on doit totalement repenser).

C’est un rêve fou. Mais on s’en fout. Parce que cela nous semble juste. Faut juste le faire. Et on a la Ferme intention d’y arriver.

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